Quelles préparations sont nécessaires avant un avortement chirurgical ?
Avant une interruption volontaire de grossesse (IVG), une préparation rigoureuse est indispensable pour garantir la sécurité, l’efficacité et le bien-être physique et psychologique de la patiente. Cette préparation comprend plusieurs étapes médicales et pratiques : une consultation préalable obligatoire avec un médecin ou une sage-femme, durant laquelle sont évalués l’âge gestationnel (par échographie si nécessaire), les contre-indications (notamment troubles de la coagulation, allergies aux médicaments utilisés, grossesse extra-utérine suspectée), ainsi que les antécédents médicaux et gynécologiques. Un entretien psychologique confidentiel est également proposé — et parfois requis selon la législation en vigueur — afin d’accompagner la prise de décision dans des conditions sereines.
Sur le plan pratique, il est recommandé de prévoir un accompagnement pour le jour de la procédure (surtout en cas d’anesthésie), d’éviter tout rapport sexuel 48 heures avant l’intervention, de ne pas prendre d’aspirine ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens dans les 7 jours précédents (risque accru de saignement), et de respecter les consignes de jeûne si une anesthésie générale ou locorégionale est programmée. Une contraception adaptée doit être discutée et souvent mise en place immédiatement après l’IVG, car l’ovulation peut survenir dès les premières semaines suivantes.
Enfin, il est essentiel que la patiente dispose d’informations claires sur les signes d’alerte postopératoires (saignements abondants, fièvre supérieure à 38 °C, douleurs intenses non soulagées par les antalgiques habituels) et qu’elle connaisse les modalités de suivi médical, généralement prévu entre 10 et 15 jours après la procédure.