Quelles sont les précautions à prendre et les effets indésirables possibles liés à la vaccination contre la varicelle ?
Lors de la vaccination contre la varicelle, plusieurs précautions doivent être prises afin d’assurer sa sécurité et son efficacité. Cette vaccination repose sur un vaccin vivant atténué (vaccin Oka), contre-indiqué chez les personnes immunodéprimées (par exemple, patients sous corticothérapie prolongée à forte dose, atteints de leucémie non contrôlée, de sida avancé ou recevant des traitements immunosuppresseurs). Elle est également déconseillée pendant la grossesse, bien qu’aucun cas de complications fœtales n’ait été rapporté à ce jour ; une contraception efficace est donc recommandée pendant au moins un mois après l’injection.
Avant la vaccination, il est essentiel de vérifier l’absence de fièvre aiguë supérieure à 38,5 °C, d’infection active sévère ou d’allergie connue aux composants du vaccin (notamment la gélatine ou la néomycine). Chez les enfants âgés de 12 mois à 12 ans, une seule dose est généralement suffisante, tandis que les adolescents et les adultes séronégatifs nécessitent deux doses espacées d’au moins quatre semaines.
Les effets indésirables sont le plus souvent bénins et transitoires : érythème, douleur ou gonflement au site d’injection (dans environ 20 à 30 % des cas), fièvre modérée (chez 10 à 15 % des vaccinés), ou éruption cutanée modérée ressemblant à la varicelle (chez 3 à 5 % des sujets), apparaissant généralement entre le 5e et le 26e jour suivant la vaccination. Des réactions plus rares incluent des céphalées, des myalgies ou des lymphadénopathies. Des complications graves — telles que pneumonie atypique, encéphalite ou thrombopénie — sont extrêmement exceptionnelles, avec une incidence estimée à moins de 1 cas pour 1 million de doses administrées.
Enfin, il convient de rappeler que la vaccination ne dispense pas totalement de contracter la varicelle, mais réduit considérablement le risque de forme grave, d’hospitalisation et de complications neurologiques ou cutanées secondaires. Un suivi clinique post-vaccinal reste recommandé, notamment en cas de signes évocateurs d’une infection généralisée ou d’une réaction allergique sévère (urticaire généralisée, angio-œdème, choc anaphylactique).