Quel est le schéma de variation de la température corporelle pendant la période d’ovulation ?
Lors de la phase folliculaire du cycle menstruel (c’est-à-dire avant l’ovulation), la température corporelle basale reste relativement stable, généralement comprise entre 36,2 °C et 36,5 °C. Sous l’effet de l’augmentation progressive des œstrogènes, elle peut légèrement diminuer dans les 24 à 48 heures précédant l’ovulation — ce phénomène, bien que subtil, est parfois observé sur les courbes thermiques.
À l’occasion de l’ovulation, le pic de lutéinisante (LH) déclenche la libération de l’ovocyte et initie la transformation du follicule en corps jaune. Ce dernier sécrète alors de la progestérone, une hormone thermogène qui provoque une élévation nette et durable de la température corporelle basale — d’environ 0,3 à 0,5 °C — généralement constatée 24 à 48 heures après l’ovulation. Cette hausse marque le début de la phase lutéale.
Pour être considérée comme significative, cette élévation doit persister au moins trois jours consécutifs et rester supérieure à la température moyenne des six jours précédents. Une température élevée maintenue pendant plus de 14 jours peut suggérer une grossesse précoce, tandis qu’un retour rapide à la température folliculaire indique la fin de la phase lutéale et l’imminence des règles.
Il est essentiel de noter que la mesure de la température corporelle basale doit être effectuée chaque matin, au réveil, avant tout mouvement ou prise alimentaire, avec un thermomètre précis (digital ou spécial « température basale »), et à heure fixe. Bien que utile pour identifier rétrospectivement l’ovulation, cette méthode ne permet pas de la prédire en temps réel et doit être interprétée dans son contexte clinique global (signes cervicaux, douleurs pelviennes, résultats des tests LH, etc.).