Voies principales d’infection responsables de la septicémie néonatale après la naissance
La septicémie néonatale, affection potentiellement mortelle chez le nouveau-né, peut survenir selon deux mécanismes principaux : une contamination transplacentaire (ou verticale), lorsqu’un agent path
La septicémie néonatale, affection potentiellement mortelle chez le nouveau-né, peut survenir selon deux mécanismes principaux : une contamination transplacentaire (ou verticale), lorsqu’un agent pathogène passe de la mère au fœtus via le placenta, et une infection postnatale acquise après la naissance. Toutefois, la voie d’infection la plus fréquente dans les premières heures et les premiers jours de vie est l’acquisition transpartum — c’est-à-dire durant le passage du bébé à travers le canal génital maternel. Cette exposition directe aux micro-organismes présents dans la flore vaginale ou cervicale (notamment *Streptococcus agalactiae* [groupe B], *Escherichia coli*, *Listeria monocytogenes* ou des germes anaérobies) constitue le principal vecteur de septicémie précoce, définie comme survenant dans les 72 premières heures suivant l’accouchement.
Cette transmission transpartum est particulièrement redoutée chez les nouveau-nés prématurés, ceux nés après rupture prolongée des membranes (>18 heures), ou en cas de chorioamnionite maternelle non traitée. À l’inverse, la septicémie tardive — survenant après 72 heures de vie — est davantage associée à des facteurs iatrogènes (cathétérisme veineux central, ventilation mécanique, interventions chirurgicales) ou à une contamination environnementale hospitalière (ex. : *Staphylococcus aureus*, coagulase-négatifs, *Candida* spp.).
La prévention repose donc sur un dépistage systématique de la bactérie du groupe B chez la femme enceinte entre 35 et 37 semaines d’aménorrhée, suivi d’une antibioprophylaxie intrapartum si le test est positif, ainsi que sur une hygiène rigoureuse des soins néonataux, notamment chez les prématurés hospitalisés en unité de soins intensifs néonataux.