Quelles sont les causes de la pneumonie ?
La pneumonie est une infection inflammatoire du parenchyme pulmonaire — c’est-à-dire des alvéoles et des tissus interstitiels entourant les voies respiratoires terminales — qui peut être causée par divers agents pathogènes. Les causes les plus fréquentes sont d’origine infectieuse : les bactéries (notamment Streptococcus pneumoniae, responsable de la pneumonie pneumococcique, mais aussi Haemophilus influenzae, Mycoplasma pneumoniae, ou, dans certains contextes, Pseudomonas aeruginosa ou Staphylococcus aureus), les virus (comme le virus de la grippe A/B, le SARS-CoV-2, le virus respiratoire syncytial ou les adénovirus), ainsi que, plus rarement, des champignons (ex. Pneumocystis jirovecii chez les patients immunodéprimés) ou des parasites.
D’autres mécanismes non infectieux peuvent également déclencher une pneumonie, bien qu’ils soient moins courants : il s’agit notamment de la pneumonie d’inhalation (liée à l’aspiration de contenu gastrique ou de sécrétions oropharyngées), de la pneumonie liée à une exposition à des toxiques inhalés (ex. fumées, gaz irritants), ou encore de pneumonies associées à des maladies auto-immunes (comme la pneumonie interstitielle associée au lupus ou à la sclérodermie). Certains médicaments (ex. amiodarone, nitrofurantoïne, certains inhibiteurs de point de contrôle immunitaire) peuvent aussi induire une pneumopathie inflammatoire.
Le risque de développer une pneumonie est accru chez les personnes âgées, les jeunes enfants, les patients atteints de comorbidités (BPCO, insuffisance cardiaque, diabète, immunodépression), ou ceux présentant des troubles de la déglutition ou une mobilité réduite. La prévention repose sur la vaccination (pneumocoque, grippe, COVID-19), l’hygiène respiratoire rigoureuse, et la prise en charge précoce des facteurs de risque.