Quels sont les traitements du cancer de l’estomac ?
Le traitement du cancer de l’estomac dépend de plusieurs facteurs clés : le stade tumoral au moment du diagnostic, la localisation précise de la tumeur dans l’estomac, les caractéristiques histologiqu
Le traitement du cancer de l’estomac dépend de plusieurs facteurs clés : le stade tumoral au moment du diagnostic, la localisation précise de la tumeur dans l’estomac, les caractéristiques histologiques (type cellulaire, grade, expression des biomarqueurs comme HER2 ou le statut de récepteur aux œstrogènes), ainsi que l’état général de santé du patient et ses comorbidités.
La chirurgie reste le pilier thérapeutique curatif pour les cancers non métastatiques. Une gastrectomie partielle ou totale est réalisée, accompagnée d’une lymphadénectomie régionale systématique (D2) afin d’assurer une résection oncologiquement adéquate. L’intervention peut être pratiquée par voie ouverte ou, dans les cas sélectionnés, par laparoscopie ou robotique, sous réserve d’une expertise validée.
La prise en charge multimodale est désormais standard. Pour les tumeurs localement avancées (stades II et III), une chimiothérapie néoadjuvante est recommandée avant la chirurgie afin de réduire la taille tumorale et d’éliminer les micrométastases. Après intervention, une chimiothérapie adjuvante peut être proposée, notamment selon les résultats anatomopathologiques (marge chirurgicale, envahissement ganglionnaire, infiltration pariétale). Le schéma FLOT (5-fluorouracile, leucovorine, oxaliplatine, docétaxel) est actuellement la référence internationale chez les patients aptes.
Dans les formes métastatiques (stade IV), l’objectif devient palliatif : contrôler la progression tumorale, soulager les symptômes et préserver la qualité de vie. La chimiothérapie systémique constitue le fondement du traitement, avec des associations platinées ou taxanes. Lorsque la tumeur surexprime le récepteur HER2 (environ 15 à 20 % des cas), l’ajout du trastuzumab améliore significativement la survie globale. Des thérapies ciblées plus récentes, comme le fam-trastuzumab deruxtecan, sont désormais indiquées après échec des lignes thérapeutiques initiales.
Des approches innovantes émergent également : l’immunothérapie anti-PD-1 (notamment le pembrolizumab) est approuvée en première ligne chez les patients présentant une expression élevée de PD-L1 (CPS ≥ 10) ou en association avec la chimiothérapie, selon les données du bras KEYNOTE-859. Enfin, une surveillance endoscopique rigoureuse est indispensable après traitement curatif, afin de dépister précocement toute récidive locale ou métachronique.