Causes de l’endométrite post-partum
L’endométrite post-partum est une infection bactérienne du revêtement utérin (l’endomètre) survenant dans les six semaines suivant un accouchement. Elle constitue une complication grave mais évitable,
L’endométrite post-partum est une infection bactérienne du revêtement utérin (l’endomètre) survenant dans les six semaines suivant un accouchement. Elle constitue une complication grave mais évitable, souvent liée à des facteurs de risque identifiables.
La cause principale est l’ascension de micro-organismes provenant de la flore vaginale ou rectale vers la cavité utérine, notamment lors d’un accouchement prolongé, d’une rupture prématurée des membranes ou d’un examen vaginal répété. Les germes les plus fréquemment impliqués sont les streptocoques du groupe B, les entérobactéries (notamment Escherichia coli), les anaérobies comme Bacteroides fragilis, ainsi que Chlamydia trachomatis dans certains cas.
Certains facteurs augmentent significativement le risque : césarienne (en particulier en cas de chirurgie non programmée), accouchement par voie basse après une longue période de dilatation cervicale, présence de restes placentaires ou de caillots rétentionnés dans l’utérus, et antécédents d’infections génitales préexistantes telles que la vaginose bactérienne ou la chlamydiose.
Le diagnostic repose sur l’association de signes cliniques évocateurs — fièvre persistante, douleurs pelviennes basses, lochies malodorantes ou abondantes — et, si nécessaire, sur des examens complémentaires tels que la numération formule sanguine (leucocytose), la CRP élevée, ou des prélèvements endométriaux pour culture bactérienne.
Une prise en charge rapide par antibiothérapie intraveineuse adaptée aux germes probables est essentielle pour prévenir des complications sévères comme la péritonite, le choc septique ou l’infertilité secondaire.