Quels sont les symptômes de la maladie rhumatismale du cœur ?
La maladie rhumatismale du cœur, ou cardiopathie rhumatismale, est une complication sévère de la fièvre rhumatismale aiguë, résultant d’une réaction auto-immune déclenchée par une infection à streptoc
La maladie rhumatismale du cœur, ou cardiopathie rhumatismale, est une complication sévère de la fièvre rhumatismale aiguë, résultant d’une réaction auto-immune déclenchée par une infection à streptocoque du groupe A non traitée ou mal traitée. Elle entraîne une inflammation chronique des valves cardiaques, principalement l’auricule gauche et la valve mitrale, pouvant conduire à des lésions valvulaires irréversibles.
Les symptômes varient selon le stade de la maladie et l’atteinte valvulaire. En phase aiguë, les patients peuvent présenter une douleur thoracique, une dyspnée à l’effort, une palpitation ou un souffle cardiaque diagnostiqué à l’auscultation. À mesure que la sténose ou l’insuffisance mitrale progresse, la dyspnée s’aggrave, pouvant s’accompagner d’orthopnée, de toux nocturne et, dans les formes avancées, d’œdèmes périphériques ou d’hépato-mégalie liés à une insuffisance cardiaque droite.
D’autres signes évocateurs incluent des épisodes de fibrillation auriculaire — souvent responsables de thromboembolies systémiques — ainsi qu’une fatigue persistante, une intolérance à l’effort et, chez les enfants, un retard staturo-pondéral. Il est crucial de noter que certains patients restent asymptomatiques pendant des années, malgré des lésions valvulaires progressives détectables uniquement par échocardiographie transthoracique.
Le dépistage précoce, basé sur l’anamnèse (antécédent de pharyngite streptococcique ou de fièvre rhumatismale), l’examen clinique et l’échocardiographie, reste essentiel pour prévenir la progression vers une cardiopathie rhumatismale établie. La prévention secondaire, notamment par la pénicilline benzathine injectable à intervalles réguliers, constitue la pierre angulaire de la prise en charge à long terme.