Quelles sont les complications courantes de l’adénomyomatose vésiculaire ?
La cholécystose adénomateuse, ou maladie de Rokitansky-Aschoff, est une affection bénigne caractérisée par une hyperplasie épithéliale et musculaire de la vésicule biliaire, associée à la formation de
La cholécystose adénomateuse, ou maladie de Rokitansky-Aschoff, est une affection bénigne caractérisée par une hyperplasie épithéliale et musculaire de la vésicule biliaire, associée à la formation de diverticules intramuraux (« sinus de Rokitansky-Aschoff »). Bien qu’asymptomatique dans la majorité des cas, cette pathologie peut, à long terme, favoriser l’apparition de complications spécifiques.
La complication la plus fréquente est la lithiase biliaire : la dyskinésie vésiculaire induite par l’épaississement pariétal et la fibrose sous-muqueuse perturbe le vidage biliaire, créant un terrain propice à la stase biliaire et à la précipitation des cristaux de cholestérol ou de bilirubinate de calcium. Jusqu’à 70 % des patients présentent des calculs biliaires associés, souvent multiples et parfois en « boule de neige » dans les diverticules.
Une autre complication notable est la cholécystite chronique, secondaire à l’inflammation récidivante liée à l’obstruction des diverticules par des microlithes ou à la stase biliaire persistante. Elle se manifeste typiquement par des douleurs épigastriques ou sous-costales droites, parfois accompagnées de nausées et d’une légère fièvre.
Dans des cas rares mais cliniquement significatifs, la cholécystose adénomateuse constitue un facteur de risque modéré de carcinome vésiculaire. Ce risque, estimé entre 1 % et 3 %, est surtout accru lorsque la maladie évolue vers une forme kystique diffuse ou lorsqu’elle s’associe à une coexistence de lithiase biliaire de longue date, à une calcification pariétale (« vésicule biliaire en porcelaine ») ou à des anomalies histologiques telles que la dysplasie modérée à sévère.
Enfin, des complications moins courantes incluent l’hydrops vésiculaire (distension importante par bile claire), les fistules biliaires secondaires à la perforation d’un diverticule, ou encore des troubles du transit biliaire pouvant mimiquer une obstruction hépatique ou pancréatique. Le diagnostic repose sur l’échographie abdominale, complétée si nécessaire par une cholécystoscintigraphie ou une imagerie par résonance magnétique (CPMR), avec confirmation histologique après cholécystectomie.