Que faire en cas de forte myopie ?
Lorsqu’une personne présente une myopie importante (souvent définie comme une réfraction inférieure ou égale à –6,00 dioptries), il est essentiel de consulter rapidement un ophtalmologiste pour une évaluation complète. Cette consultation permet non seulement de prescrire des lunettes ou des lentilles de contact adaptées, mais aussi d’explorer les causes sous-jacentes, notamment la progression rapide de la myopie chez l’enfant ou l’adolescent, ou des complications potentielles chez l’adulte (telles que des déchirures rétiniennes, un décollement de la rétine ou une dystrophie choroïdienne).
La correction optique reste la première ligne de prise en charge : des verres correcteurs personnalisés, souvent avec des traitements antireflets et anti-UV, améliorent significativement la qualité visuelle et le confort. Pour les patients motivés et éligibles, la chirurgie réfractive (comme la LASIK, la SMILE ou la pose d’un implant phaque) peut être envisagée après un bilan préopératoire rigoureux incluant la mesure de l’épaisseur cornéenne, la topographie cornéenne, l’examen du fond d’œil et l’évaluation de la stabilité réfractive (généralement requise depuis au moins 12 mois).
Enfin, une surveillance régulière est indispensable : un examen ophtalmologique annuel — voire semestriel en cas de myopie élevée — permet de dépister précocement toute anomalie structurelle ou fonctionnelle. Des conseils hygiéniques complémentaires sont également recommandés, notamment une limitation modérée du travail de près prolongé, une exposition quotidienne à la lumière naturelle (notamment chez les enfants), et une alimentation équilibrée riche en oméga-3, lutéine et zéaxanthine.