Quelle est l’épaisseur normale de l’endomètre ?
L’épaisseur normale de l’endomètre varie en fonction de la phase du cycle menstruel et du statut hormonal de la patiente. Chez une femme en âge de procréer, l’épaisseur endométriale moyenne est d’environ 2 à 4 mm en phase folliculaire précoce (juste après les règles), puis augmente progressivement sous l’effet de l’œstrogène pour atteindre 8 à 14 mm en phase préovulatoire ou sécrétoire. Une épaisseur supérieure à 15 mm en période péri-ovulatoire peut être considérée comme anormalement élevée et justifier une évaluation complémentaire, notamment en cas de saignements anormaux, d’infertilité ou de suspicion d’hypertrophie ou d’hyperplasie endométriale.
Chez les femmes ménopausées non traitées par un traitement hormonal substitutif, une épaisseur endométriale supérieure à 4–5 mm est généralement considérée comme pathologique et nécessite une investigation approfondie (échographie transvaginale, biopsie endométriale ou hystéroscopie), car elle peut être associée à des lésions précoces ou malignes, telles que l’hyperplasie atypique ou le carcinome endométrial.
Il est essentiel de contextualiser toute mesure échographique : l’âge, le statut ménopausique, la présence ou non de saignements génitaux, les antécédents hormonaux (traitement œstrogénique isolé, obésité, syndrome des ovaires polykystiques) et les facteurs de risque oncologiques influencent fortement l’interprétation clinique. Une évaluation individualisée, réalisée par un gynécologue ou un spécialiste en imagerie pelvienne, reste indispensable.