Que signifie l’absence de règles depuis plus d’un mois ?
Un retard menstruel supérieur à 35 jours (soit plus d’un mois) nécessite une évaluation médicale, car il peut traduire plusieurs causes possibles, allant de situations bénignes à des troubles nécessitant une prise en charge spécifique. Les causes les plus fréquentes incluent une grossesse — qui doit toujours être écartée en premier lieu par un test urinaire ou sanguin de béta-hCG —, des déséquilibres hormonaux tels que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une hyperprolactinémie, une insuffisance ovarienne précoce ou des troubles thyroïdiens (hypothyroïdie ou hyperthyroïdie). Des facteurs fonctionnels comme un stress psychologique intense, une perte ou un gain pondéral important, une pratique sportive excessive ou des troubles du comportement alimentaire (ex. : anorexie mentale) peuvent également perturber l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et entraîner une aménorrhée secondaire. Chez les femmes âgées de plus de 40 ans, ce retard peut annoncer le début de la périménopause. Il est essentiel de consulter un médecin généraliste ou un gynécologue afin d’effectuer un interrogatoire détaillé, un examen clinique et, si nécessaire, des bilans biologiques (dosage des hormones gonadotropes, prolactine, TSH, œstradiol, AMH) ainsi qu’une échographie pelvienne. Ne pas négliger ce symptôme, surtout s’il s’accompagne de signes évocateurs tels que galactorrhée, céphalées, troubles visuels, hirsutisme ou acné sévère.