Comment réaliser une lipolyse du menton ?
Pour réaliser une lipolyse du menton (ou « double menton »), plusieurs techniques médicales sont disponibles, chacune nécessitant une évaluation préalable par un médecin spécialiste en médecine esthétique ou en dermatologie. La méthode la plus couramment utilisée est l’injection d’acide désoxycholique (en formulation approuvée, comme le Kybella® aux États-Unis ou le Belkyra® en Europe), une molécule qui détruit sélectivement les adipocytes situés sous le menton. Ce traitement est indiqué chez les adultes présentant un excès de graisse sous-mentonnier modéré à marqué, sans laxité cutanée importante.
La procédure se déroule en cabinet, sous anesthésie locale (crème ou infiltration) et dure environ 15 à 30 minutes. Le nombre de séances varie généralement entre 2 et 6, espacées de 4 à 6 semaines, selon le volume graisseux initial et la réponse individuelle. Des effets secondaires fréquents mais transitoires incluent œdème, ecchymoses, douleur, induration et prurit au niveau du site injecté ; des complications rares peuvent impliquer une asymétrie, une faiblesse transitoire du nerf facial marginal ou une altération de la sensibilité cutanée.
D’autres approches non chirurgicales existent, telles que la cryolipolyse ciblée ou les dispositifs à ultrasons focalisés (HIFU), bien que leur efficacité pour le menton soit moins documentée et souvent moindre que celle de l’acide désoxycholique. En cas de relâchement cutané associé ou de graisse très abondante, une intervention chirurgicale — comme la liposuccion cervico-faciale ou un lifting cervico-facial — peut être proposée après évaluation rigoureuse.
Il est essentiel de noter que ces traitements ne remplacent pas une prise en charge globale du poids ni une hygiène de vie adaptée : une alimentation équilibrée et une activité physique régulière restent fondamentales pour maintenir les résultats à long terme. Tout projet de lipolyse mentonnière doit faire l’objet d’une consultation personnalisée afin d’évaluer la faisabilité, les attentes réalistes et les contre-indications (ex. : grossesse, allaitement, infections actuelles, troubles de la coagulation ou antécédents de troubles neurologiques faciaux).