Comment redonner fermeté au menton relâché ?
Le relâchement cutané du menton, souvent appelé « double menton », est un phénomène fréquent qui peut survenir avec l’âge, mais aussi en raison de facteurs génétiques, de variations pondérales ou d’un
Le relâchement cutané du menton, souvent appelé « double menton », est un phénomène fréquent qui peut survenir avec l’âge, mais aussi en raison de facteurs génétiques, de variations pondérales ou d’une perte de tonicité musculaire et ligamentaire. Ce relâchement implique non seulement une accumulation de tissu adipeux sous-mentonnier, mais également un affaiblissement des structures de soutien profondes — notamment le muscle mylo-hyoïdien, les ligaments mandibulaires et la membrane superficielle du fascia cervical.
La prise en charge thérapeutique repose sur une évaluation personnalisée : un examen clinique minutieux permet de distinguer les composantes graisseuses, musculaires et cutanées du relâchement. Chez les patients jeunes avec une bonne élasticité cutanée, les techniques non chirurgicales peuvent être privilégiées — telles que la radiofréquence micro-focalisée (ex. : Ultherapy®), les traitements par ultrasons focalisés (HIFU), ou encore les injections de désoxycollagénase (ex. : Kybella® aux États-Unis, Aqualyx® en Europe), qui induisent une lipolyse sélective.
Dans les cas plus avancés, notamment chez les personnes âgées ou après une importante perte de poids, une intervention chirurgicale reste souvent la solution la plus efficace. La mentoplastie cervico-faciale combinée à une cervicoplastie permet non seulement de retirer l’excès de graisse et de peau, mais aussi de réparer et resserrer les plans profonds — en particulier le platysma, dont la rétraction bilatérale améliore significativement la définition de la ligne cervico-mentonnière.
Il est essentiel de rappeler que la prévention joue un rôle clé : une hygiène de vie équilibrée, une protection solaire rigoureuse du cou et du menton, ainsi qu’un renforcement musculaire ciblé (ex. : exercices de kinésithérapie cervico-faciale) peuvent ralentir la progression du relâchement. Tout projet thérapeutique doit être discuté en concertation avec un médecin spécialiste — dermatologue, médecin esthétique ou chirurgien plasticien — afin d’assurer une approche sécurisée, éthique et adaptée au profil anatomique et fonctionnel de chaque patient.