Comment réparer les cicatrices d’acné et les pores dilatés ?
Les cicatrices d’acné (ou « cratères ») et l’élargissement des pores sont deux séquelles fréquentes de l’acné inflammatoire, particulièrement lorsqu’elle a été sévère ou mal traitée. Ces anomalies résultent d’une altération de la structure du derme : les cicatrices atrophiques correspondent à une perte de collagène et d’élastine, tandis que les pores dilatés sont souvent liés à une distension chronique des follicules sébacés, à une hyperkératinisation et à une perte de tonicité cutanée.
Le traitement doit être personnalisé selon le type, la profondeur et la distribution des cicatrices, ainsi que le phototype cutané. Les options thérapeutiques validées incluent les peelings chimiques moyens (acide trichloracétique à 20–35 %), les lasers fractionnés non ablatifs (ex. : 1550 nm) ou ablatifs (CO₂ fractionné ou Er:YAG), la microneedling avec ou sans radiofréquence, et les techniques combinées comme le laser fractionné associé au microneedling. Pour les pores dilatés, les lasers non ablatifs (ex. : 1450 nm ou 1927 nm), les traitements à base d’acide rétinoïque topique à long terme, et les soins dermatologiques réguliers (nettoyage doux, exfoliation contrôlée, agents séborégulateurs) jouent un rôle essentiel.
Il est crucial de noter qu’aucun traitement ne permet une résolution complète et définitive : les résultats sont progressifs, nécessitent plusieurs séances (généralement 3 à 6 pour les cicatrices, espacées de 4 à 6 semaines), et doivent s’accompagner d’une protection solaire rigoureuse (FPS ≥ 50) pour éviter l’hyperpigmentation post-inflammatoire. Une consultation préalable avec un dermatologue est indispensable pour établir un bilan clinique précis, exclure des contre-indications (ex. : antécédents de cicatrisation pathologique, grossesse, certaines pathologies auto-immunes) et définir un protocole adapté à votre profil cutané.