Quelles sont les causes des hémorroïdes internes ?
Les hémorroïdes internes sont des varices situées dans la partie supérieure du canal anal, au-dessus de la ligne dentée, où le tissu est innervé par le système nerveux autonome — ce qui explique pourq
Les hémorroïdes internes sont des varices situées dans la partie supérieure du canal anal, au-dessus de la ligne dentée, où le tissu est innervé par le système nerveux autonome — ce qui explique pourquoi elles sont souvent asymptomatiques ou peu douloureuses au stade initial. Leur apparition résulte principalement d’une augmentation persistante de la pression veineuse dans le plexus hémorroïdaire supérieur.
Cette hypertension veineuse peut être déclenchée par plusieurs facteurs bien identifiés : la constipation chronique et les efforts répétés lors de la défécation, une sédentarité prolongée, une grossesse (du fait de la compression mécanique exercée par l’utérus gravidique sur les veines pelviennes), un surpoids ou une obésité, ainsi que des troubles du transit intestinal associés à une alimentation pauvre en fibres et à une hydratation insuffisante. Des facteurs génétiques, comme une faiblesse constitutionnelle du tissu conjonctif soutenant les vaisseaux, peuvent également prédisposer certains individus au développement d’hémorroïdes internes.
À un stade avancé, ces formations peuvent prolapsuer à l’extérieur de l’anus, s’ulcérer ou saigner, notamment lors des selles. Bien qu’elles ne représentent pas une urgence vitale, leur évolution non prise en charge peut entraîner des complications telles que des anémies ferriprives secondaires à des saignements chroniques, ou des thromboses hémorroïdaires aiguës avec douleur intense.
La prévention repose sur une hygiène de vie adaptée : apport fibreux suffisant (25 à 30 g/jour), hydratation régulière, activité physique modérée, évitement de la retenue fécale et correction des troubles du transit. En cas de symptômes récidivants ou invalidants, une consultation proctologique permet d’évaluer la gravité clinique et d’orienter vers des traitements conservateurs, mini-invasifs (comme la ligature élastique) ou chirurgicaux selon le stade évolutif.