La tension artérielle 142/97 mmHg est-elle normale ?
Une pression artérielle de 142/97 mmHg ne relève pas de la norme et doit être considérée comme une hypertension artérielle de stade 1, selon les recommandations actuelles des sociétés savantes interna
Une pression artérielle de 142/97 mmHg ne relève pas de la norme et doit être considérée comme une hypertension artérielle de stade 1, selon les recommandations actuelles des sociétés savantes internationales, notamment celles de l’European Society of Cardiology (ESC) et de la Société européenne de l’hypertension (ESH).
Cette valeur indique une pression systolique de 142 mmHg — c’est-à-dire la pression exercée par le sang sur les parois artérielles lors de la contraction ventriculaire — et une pression diastolique de 97 mmHg, correspondant à la pression résiduelle entre deux battements cardiaques. Selon les seuils diagnostiques harmonisés, une hypertension est définie dès que la pression systolique est ≥ 140 mmHg ou la pression diastolique ≥ 90 mmHg, mesurée de façon standardisée en conditions contrôlées (repos, position assise, bras au niveau du cœur, après 5 minutes de tranquillité).
Il est essentiel de noter que ce chiffre unique ne suffit pas à poser un diagnostic définitif : une confirmation nécessite plusieurs mesures répétées sur plusieurs jours, idéalement en auto-mesure à domicile ou par tensiométrie ambulatoire (MAPA), afin d’éliminer l’effet « blouse blanche » ou les variations ponctuelles liées au stress, à l’effort ou à la consommation de caféine ou de tabac.
En l’absence de facteurs de risque cardiovasculaire associés (diabète, antécédents coronariens, AVC, insuffisance rénale, tabagisme, dyslipidémie), une hypertension de stade 1 peut initialement faire l’objet d’une stratégie thérapeutique non médicamenteuse : réduction modérée de la teneur en sodium de l’alimentation, pratique régulière d’une activité physique d’intensité modérée, limitation de la consommation d’alcool, gestion du poids corporel et soutien psychologique si nécessaire. Toutefois, la décision de débuter un traitement pharmacologique dépend d’une évaluation globale du risque cardiovasculaire absolu, intégrant âge, sexe, facteurs comorbides et résultats des examens complémentaires (ECG, échocardiographie, dosage des créatinine et potassium sériques, analyse d’urines).
Un suivi médical régulier est impératif. Une hypertension non contrôlée augmente significativement le risque d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde, d’insuffisance cardiaque et de néphropathie hypertensive. La normalisation de la pression artérielle — généralement ciblée à moins de 130/80 mmHg chez la plupart des adultes — constitue un objectif thérapeutique fondamental pour préserver la santé vasculaire à long terme.