Traitements efficaces contre le zona
Le zona, ou herpès zoster, est une infection virale douloureuse causée par la réactivation du virus varicelle-zona (VZV), le même agent responsable de la varicelle. Après une primo-infection, le virus
Le zona, ou herpès zoster, est une infection virale douloureuse causée par la réactivation du virus varicelle-zona (VZV), le même agent responsable de la varicelle. Après une primo-infection, le virus reste latent dans les ganglions rachidiens ou crâniens ; il peut réapparaître des années plus tard sous forme de lésions vésiculeuses unilatérales suivant un territoire dermatoméral précis, souvent accompagnées de névralgie post-zostérienne chez les patients âgés ou immunodéprimés.
La prise en charge thérapeutique repose sur trois piliers : le traitement antiviral précoce, la gestion de la douleur et la prévention des complications. Les antiviraux — aciclovir, valaciclovir ou famciclovir — doivent être initiés dans les 72 heures suivant l’apparition des lésions pour réduire la durée et la sévérité de l’éruption, limiter le risque de névralgie persistante et accélérer la cicatrisation. Chez les patients à haut risque (âgés de plus de 50 ans, immunosupprimés ou présentant une atteinte oculaire ou otique), un traitement intraveineux peut être nécessaire.
La douleur aiguë est traitée selon un escalier thérapeutique adapté : paracétamol ou anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en première intention, puis association avec des anticonvulsivants (gabapentine, prégabaline) ou des antidépresseurs tricycliques (amitriptyline) en cas de douleur neuropathique. Dans les formes sévères, une consultation en centre de la douleur est recommandée. Par ailleurs, la vaccination contre le zona (vaccin recombinant adjuvanté, Shingrix®) est fortement conseillée chez les adultes âgés de 50 ans et plus, ainsi que chez les personnes immunocompromises à partir de 18 ans, quelle que soit leur anamnèse vaccinale ou infectieuse antérieure.
Une surveillance clinique rigoureuse est indispensable, notamment en cas d’atteinte ophtalmologique (zona ophtalmique), qui nécessite une évaluation immédiate par un ophtalmologiste afin d’éviter des séquelles graves telles que la kératite, le glaucome secondaire ou la perte visuelle. Enfin, l’hygiène locale des lésions — sans application de corticoïdes topiques ni de remèdes maison non validés — contribue à prévenir les surinfections bactériennes secondaires.