Comment traiter une amygdalite purulente ?
L’amygdalite purulente, caractérisée par un gonflement douloureux des amygdales accompagné de dépôts blanchâtres ou jaunâtres (exsudats purulents), est le plus souvent d’origine virale, mais peut égal
L’amygdalite purulente, caractérisée par un gonflement douloureux des amygdales accompagné de dépôts blanchâtres ou jaunâtres (exsudats purulents), est le plus souvent d’origine virale, mais peut également résulter d’une infection bactérienne — notamment à *Streptococcus pyogenes* (streptocoque du groupe A). Le traitement repose avant tout sur une évaluation clinique rigoureuse : la présence de fièvre élevée, d’adénopathies cervicales douloureuses, d’absence de toux et d’un exsudat amygdalien typique oriente vers une origine bactérienne.
Dans ce cas, l’antibiothérapie ciblée est indiquée. L’amoxicilline reste le traitement de première intention, administrée pendant 10 jours pour garantir l’éradication complète du germe et prévenir les complications post-streptococciques, telles que la fièvre rhumatismale aiguë ou la glomérulonéphrite. En cas d’allergie pénicilline, la clarithromycine ou l’azithromycine constituent des alternatives validées. Il est essentiel de ne pas prescrire d’antibiotiques en l’absence de critères bactériens avérés, afin de limiter la sélection de souches résistantes.
Le traitement symptomatique joue un rôle fondamental : antalgiques comme le paracétamol ou l’ibuprofène permettent de soulager la douleur et la fièvre ; une hydratation abondante et des rinçages buccaux à l’eau tiède salée peuvent atténuer l’inconfort local. Une surveillance attentive est nécessaire : toute persistance des symptômes au-delà de 48 à 72 heures sous antibiothérapie, l’apparition d’une dysphagie sévère, d’une trismus ou d’un abcès périamygdalien (abcès de la gorge) impose une réévaluation immédiate, pouvant nécessiter une drainage chirurgical.
Enfin, chez les patients présentant des épisodes récidivants (≥ 7 épisodes sur un an, ≥ 5 par an pendant deux années consécutives ou ≥ 3 par an pendant trois ans), une tonsillectomie peut être envisagée après bilan otolaryngologique approfondi, en tenant compte du rapport bénéfice/risque individuel.