Quel type d’activité physique est recommandé pour les personnes souffrant de goutte ?
La pratique régulière d’une activité physique adaptée constitue un pilier essentiel dans la prise en charge globale de la goutte. Contrairement à une idée reçue, l’exercice n’aggrave pas la maladie —
La pratique régulière d’une activité physique adaptée constitue un pilier essentiel dans la prise en charge globale de la goutte. Contrairement à une idée reçue, l’exercice n’aggrave pas la maladie — bien au contraire, il contribue à réduire les facteurs de risque associés, notamment l’obésité, l’hypertension artérielle, le syndrome métabolique et l’hyperuricémie secondaire à une sédentarité prolongée.
Les recommandations actuelles privilégient les activités d’intensité modérée, à faible impact articulaire : marche rapide, natation, vélo stationnaire ou elliptique, ainsi que des séances de renforcement musculaire contrôlé deux à trois fois par semaine. Ces exercices favorisent une meilleure sensibilité à l’insuline, une diminution de la masse graisseuse viscérale et une régulation plus stable des niveaux sériques d’acide urique — sans solliciter excessivement les articulations déjà fragilisées par les dépôts de cristaux de monourate de sodium.
En revanche, les sports à fort impact (course à pied sur sol dur, sauts répétés, sports de contact) ou les efforts intenses et brusques doivent être évités pendant les poussées aiguës, car ils peuvent exacerber l’inflammation locale et retarder la résolution du tableau clinique. Il est également crucial d’associer une hydratation adéquate avant, pendant et après l’effort afin de prévenir toute déshydratation, facteur déclenchant connu de la cristallisation urique.
Avant d’initier tout programme d’activité physique, une évaluation individualisée par un médecin traitant ou un rhumatologue est indispensable — notamment pour identifier d’éventuelles comorbidités cardiovasculaires, une insuffisance rénale sous-jacente ou des lésions articulaires avancées nécessitant une adaptation spécifique. Une collaboration avec un kinésithérapeute permet ensuite d’élaborer un protocole sécurisé, progressif et durable, intégrant des étirements doux et une attention particulière à la biomécanique posturale.