Quatre profils de personnes qui devraient éviter la consommation de viande d’agneau
La viande d’agneau, riche en protéines complètes, en fer héminique et en vitamines du groupe B — notamment la B₁₂ — est souvent recommandée dans le cadre d’un régime équilibré, surtout en période hive
La viande d’agneau, riche en protéines complètes, en fer héminique et en vitamines du groupe B — notamment la B₁₂ — est souvent recommandée dans le cadre d’un régime équilibré, surtout en période hivernale ou chez les personnes souffrant de fatigue chronique ou d’anémie ferriprive. Toutefois, son caractère « chaud » selon la médecine traditionnelle chinoise et sa densité nutritionnelle élevée peuvent poser des problèmes chez certains profils cliniques spécifiques. Quatre catégories de patients doivent donc limiter ou éviter sa consommation, sur avis médical.
Tout d’abord, les personnes présentant une inflammation aiguë ou une infection active — comme une angine bactérienne, une bronchite purulente ou une cystite fébrile — doivent temporairement supprimer la viande d’agneau. En effet, sa teneur élevée en acides gras saturés et en purines peut exacerber la réponse inflammatoire systémique et augmenter la charge métabolique sur le foie et les reins, ralentissant ainsi la résolution de l’infection.
Ensuite, les patients souffrant de troubles digestifs fonctionnels sévères, notamment le syndrome de l’intestin irritable avec prédominance de diarrhée (SII-D) ou une maladie inflammatoire chronique de l’intestin en poussée active (rectocolite ulcéreuse ou maladie de Crohn), doivent éviter cette viande. Sa digestion nécessite une sécrétion biliaire abondante et une motricité intestinale régulière ; or, en cas de dysfonction digestive avérée, elle peut aggraver les symptômes abdominaux, les ballonnements et les selles liquides.
Les personnes atteintes d’hyperuricémie ou de goutte connue constituent un troisième groupe à risque. La viande d’agneau est particulièrement riche en purines, précurseurs de l’acide urique. Une consommation régulière ou excessive peut favoriser la cristallisation intrarticulaire d’urate de sodium, déclenchant des crises aiguës ou aggravant la néphropathie urique.
Enfin, les patients sous traitement anticoagulant oral à base de warfarine doivent faire preuve de vigilance : la viande d’agneau contient une quantité non négligeable de vitamine K₁ (phylloquinone), surtout dans les abats comme le foie. Des variations importantes de son apport alimentaire peuvent interférer avec l’efficacité du traitement et rendre instable le rapport INR, augmentant ainsi le risque thromboembolique ou hémorragique.