La fièvre légère est-elle un symptôme courant de l’infection aiguë par le virus de l’hépatite B ?
L’infection aiguë par le virus de l’hépatite B (VHB) peut effectivement s’accompagner d’une fièvre légère, bien que ce symptôme ne soit pas systématique ni prédominant. Durant la phase aiguë — général
L’infection aiguë par le virus de l’hépatite B (VHB) peut effectivement s’accompagner d’une fièvre légère, bien que ce symptôme ne soit pas systématique ni prédominant. Durant la phase aiguë — généralement définie comme la période comprise entre l’infection initiale et la disparition des marqueurs sérologiques de réplication virale (notamment l’antigène HBeAg) ou la séroconversion anti-HBe — certains patients présentent une hyperthermie modérée, souvent comprise entre 37,5 °C et 38,5 °C.
Cette fièvre, lorsqu’elle apparaît, fait partie d’un tableau clinique plus large incluant fréquemment la fatigue, l’anorexie, les nausées, des douleurs abdominales dans le quadrant supérieur droit, et parfois une hépatomégalie ou une jaunisse. Elle reflète la réponse immunitaire innée et adaptative à la réplication virale hépatocytaire. Il est important de noter que près de 30 à 50 % des infections aiguës chez l’adulte sont asymptomatiques, et que la fièvre, quand elle est présente, reste généralement transitoire et auto-limitée.
En pratique clinique, la détection d’une fièvre isolée sans autre signe évocateur ne suffit pas à évoquer une hépatite B aiguë ; le diagnostic repose obligatoirement sur la sérologie spécifique : recherche de l’antigène HBsAg, de l’anticorps anti-HBc IgM (marqueur clé de l’infection récente), et éventuellement de l’ADN viral par PCR. Une surveillance attentive est nécessaire pour identifier les formes fulminantes rares mais graves, où la fièvre peut être associée à des signes d’insuffisance hépatique aiguë.