Les calculs rénaux situés dans la partie supérieure de l’uretère peuvent-ils être traités par lithotripsie extracorporelle ?
La lithotripsie extracorporelle (LEC) est une méthode éprouvée et largement utilisée pour traiter les calculs rénaux et urétéraux, notamment lorsqu’ils sont localisés dans la partie supérieure de l’ur
La lithotripsie extracorporelle (LEC) est une méthode éprouvée et largement utilisée pour traiter les calculs rénaux et urétéraux, notamment lorsqu’ils sont localisés dans la partie supérieure de l’uretère. Cette technique non invasive utilise des ondes de choc focalisées pour fragmenter le calcul en particules suffisamment petites pour être évacuées naturellement par les voies urinaires.
Pour les calculs situés dans le segment supérieur de l’uretère — c’est-à-dire entre le pelvis rénal et le point de passage au niveau du bord supérieur de la première vertèbre sacrée — la LEC constitue souvent une option thérapeutique de première intention, à condition que le calcul soit radio-opaque, mesurant entre 5 et 20 mm, et qu’il n’y ait pas d’obstruction urinaire sévère ou d’infection urinaire associée non contrôlée.
L’efficacité de la LEC dépend de plusieurs facteurs : la composition du calcul (les calculs de calcium oxalate monohydraté ou de cystine sont plus résistants), sa densité mesurée en unités Hounsfield sur un scanner sans injection, sa localisation précise, ainsi que les caractéristiques anatomiques du patient (indice de masse corporelle élevé peut réduire la transmission efficace des ondes de choc).
En pratique clinique, une évaluation préthérapeutique rigoureuse est indispensable : elle associe une imagerie de haute résolution (scanner urologique sans produit de contraste), une analyse urinaire complète et, si nécessaire, une culture urinaire. Dans certains cas — notamment en présence d’un calcul très dense (>1 000 UH), d’une obstruction prolongée ou d’un échec après deux séances de LEC — une alternative endoscopique (uretéroscopie avec lithotripsie laser) peut être privilégiée.
Le suivi post-LCE inclut une surveillance clinique régulière, une échographie ou un scanner de contrôle à 4 à 6 semaines, ainsi qu’une recommandation systématique d’analyse du calcul expulsé afin d’orienter la prévention secondaire (régime hydrique, ajustement nutritionnel, traitement médical spécifique selon la composition du calcul).