Un taux de glycémie inférieur à 2,5 mmol/L peut-il être mortel ?
Une glycémie inférieure à 2,5 mmol/L constitue une urgence médicale absolue. Ce seuil correspond à une hypoglycémie sévère, susceptible de provoquer des troubles neurologiques rapides et potentielleme
Une glycémie inférieure à 2,5 mmol/L constitue une urgence médicale absolue. Ce seuil correspond à une hypoglycémie sévère, susceptible de provoquer des troubles neurologiques rapides et potentiellement irréversibles.
Lorsque la concentration de glucose dans le sang chute en dessous de ce niveau critique, le cerveau — qui dépend presque exclusivement du glucose pour son métabolisme énergétique — voit sa fonction altérée en quelques minutes. Des symptômes tels que la confusion, les troubles de la parole, les convulsions, la perte de conscience ou même le coma peuvent survenir sans délai. Chez les patients non traités ou chez ceux dont l’hypoglycémie n’est pas corrigée dans les dix à quinze minutes, le risque de lésions cérébrales anoxiques, d’arrêt cardiaque ou de décès augmente de façon significative.
Il est essentiel de noter que la tolérance individuelle varie : certains patients diabétiques, notamment ceux présentant une hypoglycémie récurrente ou une perte de la perception des symptômes (hypoglycémie asymptomatique), peuvent ne pas ressentir d’alerte avant l’apparition de signes graves. En revanche, des personnes non diabétiques peuvent présenter des symptômes précurseurs plus marqués dès 3,0–3,5 mmol/L.
La prise en charge immédiate repose sur l’administration rapide de glucose oral (15–20 g) chez un patient conscient, ou d’une injection intramusculaire ou sous-cutanée de glucagon chez un patient inconscient. En milieu hospitalier, une perfusion intraveineuse de dextrose concentrée (par exemple, 50 %) est le traitement de référence. Tout épisode d’hypoglycémie < 2,5 mmol/L nécessite une réévaluation complète du traitement antidiabétique, de l’équilibre nutritionnel, des facteurs déclenchants (exercice physique, jeûne, consommation d’alcool, insuffisance hépatorenale) et, si pertinent, une recherche d’hyperinsulinisme ou de tumeur pancréatique sécrétante d’insuline.