Le 11 juillet, les autorités sanitaires du district de Wuchang à Wuhan ont confirmé un cas isolé de choléra survenu au sein de l’Université de Wuhan. L’annonce fait suite à une déclaration émise par le centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) local dans la soirée du 9 juillet, après qu’un établissement hospitalier eut signalé un cas de diarrhée infectieuse chez un étudiant.
Le patient, un étudiant en master à l’École d’ingénierie de l’université, résidait au huitième étage d’un bâtiment universitaire. Il présentait depuis le 8 juillet, vers 5 heures du matin, des symptômes évocateurs d’une infection gastro-intestinale aiguë : fièvre, vomissements et diarrhée abondante. Ayant présenté plus de trois épisodes diarrhéiques dans les cinq heures suivantes, il a été transféré depuis le service médical interne de l’université vers l’hôpital Zhongnan de l’Université de Wuhan, puis rapidement orienté vers l’hôpital Renmin — structure universitaire spécialisée dans la prise en charge des affections infectieuses — pour isolement thérapeutique.
Dès réception de l’alerte, dans la nuit du 9 juillet, les équipes du CDC municipal et les services de santé de l’université ont mis en œuvre immédiatement des mesures de confinement ciblé : le bâtiment concerné (le « Bâtiment 8 » de l’École d’ingénierie), ainsi que le laboratoire où l’étudiant travaillait régulièrement, ont été fermés temporairement. Trois personnes identifiées comme contacts étroits — deux colocataires et un membre du personnel de restauration universitaire — ont été placées en quarantaine collective au sein d’un site dédié sur le campus.
L’analyse bactériologique approfondie réalisée par le CDC de Wuhan a révélé la présence de *Vibrio cholerae*, mais avec un profil génétique particulièrement rassurant : le gène de virulence codant pour la toxine cholérique (ctxAB) s’est avéré négatif. Ce résultat confirme qu’il s’agit d’une souche non toxigène, donc cliniquement moins sévère, expliquant la stabilité rapide de l’état du patient sous traitement adapté. À ce jour, tous les symptômes ont disparu.
Une enquête épidémiologique renforcée a été menée entre le 9 et le 10 juillet : 264 personnes appartenant aux groupes à risque prioritaire (personnels de restauration, étudiants résidant dans le même bâtiment, personnel sanitaire impliqué) ainsi que 259 prélèvements environnementaux (eau, surfaces, denrées) ont été analysés. Aucune souche de *Vibrio cholerae* des sérotypes O1 ou O139 — seuls responsables des formes épidémiques classiques de choléra — n’a été détectée. Aucun autre cas n’a été identifié à ce stade, et la vie académique et quotidienne sur le campus se poursuit normalement.