Le sang des règles provient-il de quel organe ou tissu ?
Le sang menstruel provient de l’endomètre, c’est-à-dire la muqueuse interne de l’utérus. Au cours du cycle ovarien, sous l’effet des hormones œstrogène et progestérone, l’endomètre s’épaissit progressivement afin de préparer un éventuel nidation d’un ovule fécondé. Si la fécondation ne se produit pas, les taux d’œstrogène et de progestérone chutent brutalement, déclenchant la desquamation (ou « décollement ») de la couche fonctionnelle de l’endomètre. Ce tissu détaché, associé à du sang artériel et veineux provenant des vaisseaux endométriaux rompus, s’évacue par le col utérin puis le vagin : c’est ce que l’on appelle les règles ou saignement menstruel.
Ce sang n’est donc ni un « sang impur », ni un résidu métabolique, mais un tissu biologiquement actif, riche en cellules épithéliales, stromales, leucocytes, facteurs de croissance et cytokines. Sa composition reflète un processus physiologique hautement régulé, impliquant des mécanismes inflammatoires contrôlés, une angiogenèse et une réparation tissulaire cyclique. Une hémorragie anormale — trop abondante, trop prolongée, ou survenant en dehors de la période attendue — peut signaler une pathologie sous-jacente (par exemple, polype endométrial, myome utérin, hyperplasie, déséquilibre hormonal ou trouble de la coagulation), et justifie une évaluation gynécologique approfondie.