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Que faire en cas de saignement persistant après un curetage ?

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Lorsqu’une patiente présente un saignement persistant après une curetage utérin (ou « grattage »), il s’agit d’un signe clinique qui nécessite une évaluation médicale rapide. En effet, un saignement prolongé — défini comme une hémorragie abondante ou continue au-delà de 10 à 14 jours suivant l’intervention — peut révéler plusieurs causes potentielles : une rétention de tissus placentaires ou trophoblastiques résiduels, une infection intra-utérine (endométrite), une insuffisance de la contraction utérine (atonye utérine), une lésion cervicale ou endométriale iatrogène, ou encore une anomalie de la coagulation sous-jacente.

Il est essentiel que la patiente consulte sans délai son gynécologue ou se rende aux urgences si elle observe des signes d’alarme tels qu’un saignement très abondant (nécessitant le changement de plus de deux protections hygiéniques par heure), des caillots volumineux (>2,5 cm), des douleurs pelviennes intenses, de la fièvre (>38 °C), des frissons, ou des symptômes évocateurs d’hypovolémie (étourdissements, palpitations, pâleur, sueurs froides). Une échographie transvaginale sera généralement réalisée en première intention pour évaluer l’épaisseur et la texture de l’endomètre, rechercher des restes tissulaires, une collection liquidienne ou une hyperéchogénicité suspecte d’infection.

La prise en charge dépend du diagnostic établi : une nouvelle intervention chirurgicale (curetage complémentaire) peut être indiquée en cas de tissus résiduels ; une antibiothérapie ciblée (ex. : amoxicilline-acide clavulanique ou céfoxitine) est prescrite en cas d’endométrite ; des agents utérotoniques (ex. : misoprostol ou oxytocine) peuvent être utilisés pour stimuler la contractilité utérine ; et une investigation hématologique (numération formule sanguine, temps de saignement, TP/TCA, fibrinogène) est recommandée si une pathologie hémorragique est suspectée. Un suivi clinique étroit et une surveillance de l’hémoglobine sont indispensables pour prévenir l’anémie ferriprive ou les complications hémodynamiques.

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