Quels examens gynécologiques sont réalisés avant un avortement ?
Lorsqu’une interruption volontaire de grossesse (IVG) est envisagée, un bilan gynécologique préalable rigoureux est systématiquement réalisé afin d’assurer la sécurité de la patiente et d’adapter la méthode à sa situation clinique. Ce bilan comprend notamment une anamnèse détaillée (antécédents médicaux, chirurgicaux, gynécologiques et obstétricaux, allergies, traitements en cours), une évaluation de la date d’aménorrhée et de l’âge gestationnel par échographie pelvienne transvaginale — examen indispensable pour confirmer la localisation intra-utérine de la grossesse, évaluer la viabilité embryonnaire et mesurer la taille du sac gestationnel ou de l’embryon.
Des examens biologiques sont également requis : une numération-formule sanguine (NFS) pour dépister une anémie ou une thrombopénie, un groupe sanguin avec recherche d’anticorps irréguliers (notamment pour identifier les femmes Rh négatives nécessitant une immunoprophylaxie anti-RhD), une sérologie VIH, hépatites B et C, ainsi qu’un frottis cervico-vaginal si celui-ci n’a pas été réalisé dans les 3 dernières années (selon les recommandations françaises). Une recherche de Chlamydia trachomatis est systématique chez les femmes de moins de 25 ans ou en cas de facteurs de risque, car cette infection asymptomatique peut favoriser des complications post-IVG (salpingite, stérilité).
Un examen clinique gynécologique complet est pratiqué : inspection vulvaire et vaginale, toucher vaginal pour évaluer la position, la taille et la mobilité de l’utérus, ainsi que la présence d’éventuelles anomalies anatomiques ou inflammatoires. Enfin, une consultation d’information et de soutien psychologique est obligatoire, permettant d’aborder les modalités de l’IVG (médicamenteuse ou instrumentale), ses risques, ses suites, les méthodes contraceptives à mettre en place immédiatement après, et d’assurer le respect du délai de réflexion légal de 7 jours (sauf urgence médicale).