Quelles sont les causes du spasme des artères vertébrale et basilaire ?
Les spasmes des artères vertébro-basilaire sont des contractions anormales et transitoires des parois musculaires lisses des artères situées à la base du crâne, notamment de l’artère basilaire et des artères vertébrales. Ces spasmes peuvent réduire temporairement le débit sanguin cérébral postérieur, entraînant des symptômes neurologiques variés tels que des vertiges, des troubles visuels (scotomes, diplopie), des troubles de l’équilibre, des engourdissements ou faiblesses unilatérales ou bilatérales, voire des syncopes dans les cas sévères.
Les causes sous-jacentes sont multiples et souvent interconnectées. Elles incluent notamment : une vasospasme réactif secondaire à une hémorragie méningée (en particulier après rupture d’un anévrisme intracrânien), une dysrégulation du tonus vasomoteur liée à une migraine avec aura (où les artères vertébro-basilaires peuvent être impliquées dans le phénomène de vasoconstriction corticale), une hypotension artérielle aiguë ou orthostatique, une déshydratation sévère, une hypomagnésémie ou une hypocalcémie, ainsi que des états prothrombotiques ou des maladies vasculaires inflammatoires comme la maladie de Takayasu ou la polyarthrite nodose. Chez les patients âgés ou présentant des facteurs de risque vasculaires (hypertension artérielle, diabète, tabagisme, hypercholestérolémie), une sténose athéroscléreuse préexistante peut favoriser une réponse spasmodique exagérée aux stimuli vasoconstricteurs.
Un diagnostic rigoureux repose sur l’interprétation clinique fine associée à des examens complémentaires : échographie Doppler transcrânienne (ETC) pour évaluer la vitesse du flux dans les artères vertébrales et basilaire, imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale avec angiographie (angio-IRM), ou, si nécessaire, angiographie cérébrale conventionnelle. Le traitement est étiologique : correction des déséquilibres électrolytiques, réhydratation, gestion de la pression artérielle, arrêt des substances vasoconstrictives (ex. : amphétamines, décongestionnants nasaux contenant de la phényléphrine), et prise en charge spécifique des migraines ou des pathologies vasculaires inflammatoires. Dans les formes sévères ou réfractaires, une hospitalisation et une surveillance neurologique rapprochée sont indispensables.