Que faire en cas d’excès de sébum sur le visage ?
L’excès de sébum facial, ou « peau grasse », est une condition fréquente liée à une hyperactivité des glandes sébacées, souvent influencée par des facteurs hormonaux (notamment les androgènes), génétiques, environnementaux ou liés au mode de vie. Il ne s’agit pas d’un simple désagrément esthétique : une production sébacée excessive peut favoriser l’obstruction des follicules pilosébacés, prédisposant ainsi à l’acné, aux comédons et parfois aux infections secondaires.
La prise en charge doit être globale et individualisée. En première intention, il est essentiel d’adopter une routine de soins adaptée : nettoyage doux deux fois par jour avec un nettoyant non comédogène et pH neutre, évitant les savons alcalins ou les produits trop dégraissants qui peuvent aggraver la réactivité sébacée par compensation. L’hydratation n’est pas contre-indiquée — bien au contraire : une crème légère, non comédogène et à base d’ingrédients régulateurs (niacinamide, acide salicylique à faible concentration, zinc) aide à rétablir l’équilibre cutané.
Dans les formes modérées à sévères, ou en cas d’acné associée, une consultation dermatologique est recommandée. Des traitements topiques comme les rétinoïdes locaux (adapalène, trétinoïne), les peroxydes de benzoyle ou les antibiotiques topiques peuvent être prescrits. Pour les formes résistantes ou inflammatoires importantes, une prescription systémique (comme l’isotrétinoïne orale, sous surveillance stricte) ou des thérapies hormonales (pilule combinée chez la femme présentant un syndrome des ovaires polykystiques ou une hyperandrogénie) peuvent être envisagées.
Enfin, certains facteurs aggravants doivent être identifiés et modulés : stress chronique, alimentation riche en glucides à index glycémique élevé ou en produits laitiers chez certaines personnes, utilisation inadaptée de cosmétiques occlusifs, ou encore le toucher fréquent du visage. Un suivi régulier avec un dermatologue permet d’ajuster la stratégie thérapeutique et d’éviter les complications à long terme telles que les cicatrices d’acné ou l’hyperpigmentation post-inflammatoire.