Quels sont les traitements disponibles pour une fracture du sternum ?
La fracture du sternum, bien que relativement rare, constitue une lésion traumatique sérieuse souvent associée à des accidents de la route ou à des chocs thoraciques directs. Elle survient le plus fré
La fracture du sternum, bien que relativement rare, constitue une lésion traumatique sérieuse souvent associée à des accidents de la route ou à des chocs thoraciques directs. Elle survient le plus fréquemment au niveau du corps sternal, mais peut également toucher le manubrium ou le processus xiphoïde. Le diagnostic repose sur l’analyse clinique — douleur localisée, sensibilité à la palpation, craquement osseux (crépitus) — complétée par des examens d’imagerie, notamment la tomodensitométrie thoracique, qui permet de préciser le type, le déplacement et les éventuelles complications associées.
Dans la grande majorité des cas — soit environ 85 à 90 % des fractures sternales non déplacées ou légèrement déplacées — le traitement est conservateur. Il repose sur la gestion de la douleur (antalgiques non opioïdes en première intention, parfois associés à des anti-inflammatoires non stéroïdiens avec prudence chez les patients à risque cardiovasculaire ou gastrique), le repos relatif, l’éviction des efforts physiques intenses pendant quatre à six semaines, ainsi qu’une rééducation respiratoire encadrée pour prévenir les complications pulmonaires telles que l’atélectasie ou la pneumonie.
Lorsque la fracture est sévèrement déplacée, instable, ou accompagnée de lésions associées (comme une rupture du muscle grand pectoral, une atteinte des vaisseaux coronaires ou une contusion myocardique), une prise en charge chirurgicale peut être indiquée. La fixation sterno-costale par plaques titane ou vis résorbables est alors envisagée, généralement via une abord médian ou transversal, sous contrôle radioscopique. Cette approche vise à restaurer l’intégrité mécanique de la cage thoracique, à améliorer la fonction respiratoire et à réduire significativement la durée de la douleur chronique.
Un suivi rigoureux est indispensable : une consultation de réévaluation est recommandée à J15 et J45, avec imagerie complémentaire si nécessaire. Les complications tardives — douleurs persistantes, pseudarthrose sternal ou troubles du rythme liés à une cicatrisation anormale — restent exceptionnelles mais justifient une surveillance attentive, surtout chez les patients âgés ou comorbides.