Quelles sont les principales maladies du sang ?
Les maladies hématologiques constituent un vaste groupe de pathologies affectant le sang, la moelle osseuse, les ganglions lymphatiques et les organes lymphoïdes. Elles se classent généralement en tro
Les maladies hématologiques constituent un vaste groupe de pathologies affectant le sang, la moelle osseuse, les ganglions lymphatiques et les organes lymphoïdes. Elles se classent généralement en trois grandes catégories : les troubles des cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes), les cancers du système hématopoïétique, et les anomalies de la coagulation.
Dans la première catégorie figurent notamment les anémies — dont l’anémie ferriprive, l’anémie mégaloblastique liée à une carence en vitamine B12 ou en acide folique, et les anémies hémolytiques — ainsi que les neutropénies, les lymphopénies et les thrombopénies, qui traduisent respectivement une diminution des neutrophiles, des lymphocytes ou des plaquettes. Certaines de ces cytopenies peuvent être congénitales, comme dans le cas du syndrome de Wiskott-Aldrich ou de l’agranulocytose constitutionnelle, ou acquises, notamment sous l’effet de médicaments, d’infections virales ou d’auto-immunité.
Les néoplasmes hématologiques représentent une deuxième grande famille. On y distingue les leucémies aiguës et chroniques (myéloïdes et lymphoïdes), les lymphomes (Hodgkin et non-Hodgkin), les myélomes multiples et les syndromes myélodysplasiques. Ces affections résultent d’une prolifération clonale anormale de cellules souches ou matures du système hématopoïétique, souvent associée à des anomalies génétiques spécifiques.
Enfin, les troubles de l’hémostase comprennent les coagulopathies constitutionnelles telles que l’hémophilie A (déficience en facteur VIII) et l’hémophilie B (déficience en facteur IX), ainsi que la maladie de von Willebrand. Parmi les atteintes acquises, on retrouve notamment la thrombopénie induite par l’héparine (TIH), le syndrome des antiphospholipides ou les coagulations intravasculaires disséminées (CIVD), souvent secondaires à des infections sévères, des traumatismes majeurs ou des néoplasies.
Le diagnostic repose sur une combinaison d’examens : numération-formule sanguine complète, frottis périphérique, myélogramme, biopsie ostéo-médullaire, études cytogénétiques et moléculaires (PCR, séquençage), ainsi que des tests spécialisés de la coagulation (TP, TCA, dosage des facteurs, recherche d’anticorps). Une prise en charge multidisciplinaire — impliquant hématologues, oncologues médicaux, biologistes spécialisés et médecins intensivistes selon le contexte — est essentielle pour orienter la thérapeutique, qui peut inclure des traitements ciblés, des chimiothérapies, des immunothérapies, des greffes de cellules souches hématopoïétiques ou des substituts protéiques.