Quelles sont les méthodes de contraception d’urgence après un rapport sexuel ?
Les méthodes de contraception d’urgence, également appelées « pilule du lendemain » ou « contraception post-coïtale », constituent une option thérapeutique destinée à prévenir une grossesse non désiré
Les méthodes de contraception d’urgence, également appelées « pilule du lendemain » ou « contraception post-coïtale », constituent une option thérapeutique destinée à prévenir une grossesse non désirée après un rapport sexuel non protégé ou en cas d’échec contraceptif avéré (par exemple, rupture du préservatif, oubli de prise de pilule hormonale, expulsion d’un dispositif intra-utérin). Il est essentiel de souligner que ces méthodes ne sont pas conçues pour être utilisées de façon régulière ni comme substitut à une contraception de longue durée.
Deux grandes classes de traitements sont disponibles en France et validées par la Haute Autorité de santé (HAS) : les progestatifs oraux à base de lévonorgestrel (1,5 mg en une prise unique ou 0,75 mg en deux prises espacées de 12 heures) et l’antiprogestatif ulipristal acétate (30 mg en une seule prise). Le lévonorgestrel reste efficace jusqu’à 72 heures après le rapport à risque, tandis que l’ulipristal acétate étend cette fenêtre à 120 heures — sous réserve d’une administration avant l’ovulation. En effet, aucune méthode de contraception d’urgence n’est active une fois l’ovulation survenue.
Un troisième dispositif, moins courant mais reconnu dans certains contextes cliniques, est le dispositif intra-utérin au cuivre (DIU-Cu), qui peut être posé jusqu’à cinq jours après le rapport à risque. Son mécanisme d’action repose sur une action spermicide locale et une altération de l’endomètre, empêchant ainsi l’implantation éventuelle d’un œuf fécondé. Ce dispositif présente l’avantage d’offrir une protection contraceptive continue pendant plusieurs années après son insertion.
L’efficacité globale des méthodes dépend fortement du délai entre le rapport sexuel et l’administration du traitement : plus l’intervention est précoce, plus le taux de prévention de la grossesse est élevé. Aucune de ces options ne protège contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Enfin, il est fortement recommandé de consulter un professionnel de santé dans les plus brefs délais afin d’évaluer la pertinence de la méthode choisie, d’écarter une grossesse déjà en cours et de mettre en place une contraception adaptée à long terme.