Traitement de l’hyperplasie mammaire par acupuncture du point Huiyin
Le point d’acupuncture Huìyīn (CV1), situé au centre du périnée entre l’anus et la fente vulvaire, est parfois utilisé dans le cadre de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) pour traiter l’hyperpl
Le point d’acupuncture Huìyīn (CV1), situé au centre du périnée entre l’anus et la fente vulvaire, est parfois utilisé dans le cadre de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) pour traiter l’hyperplasie mammaire bénigne. Cette affection, fréquente chez les femmes en âge de procréer, se caractérise par une prolifération non cancéreuse du tissu glandulaire et fibreux du sein, souvent associée à des douleurs cycliques, une sensibilité accrue ou des nodules palpables.
Dans la théorie classique de la MTC, l’Huìyīn est considéré comme le point de convergence de tous les méridiens yin et un point clé pour réguler le Qi et le Xuè dans les régions inférieures du corps, notamment celles liées aux fonctions génitales et hormonales. Son action serait indirectement liée à la modulation des déséquilibres énergétiques impliqués dans l’hyperplasie mammaire — tels que la stagnation de Qi du Foie ou l’accumulation de Phlegme — qui, selon cette approche, favorisent la formation de nodules mammaires.
Cependant, il convient de souligner que l’utilisation isolée de ce point n’est pas soutenue par des données probantes issues d’études cliniques randomisées et contrôlées. La plupart des protocoles efficaces décrits dans la littérature en MTC combinent Huìyīn avec d’autres points, comme Lǚgǔ (GB29), Rènzhōng (GV26) ou Tàichōng (LR3), dans le cadre d’un traitement individualisé incluant également des modifications du mode de vie, une phytothérapie adaptée et, si nécessaire, une prise en charge allopathique.
En pratique clinique moderne, l’hyperplasie mammaire bénigne reste une affection essentiellement diagnostiquée et suivie par imagerie (échographie mammaire, mammographie selon l’âge) et examen clinique. Tout traitement, qu’il soit conventionnel ou complémentaire, doit être encadré par un médecin spécialiste en sénologie, afin d’exclure toute pathologie sous-jacente et d’assurer un suivi adapté.