Quelles pathologies peut détecter une échographie pelvienne ?
Une échographie pelvienne permet d’évaluer de manière non invasive les organes situés dans la cavité pelvienne, notamment l’utérus, les ovaires, les trompes de Fallope, la vessie et, chez l’homme, la prostate. Elle est couramment utilisée pour dépister ou confirmer des pathologies telles que les kystes ovariens, les fibromes utérins, les endométrioses profondes, les grossesses ectopiques, les anomalies congénitales de l’appareil génital féminin (comme l’utérus bicorne), les tumeurs pelviennes bénignes ou malignes, ainsi que les troubles fonctionnels comme l’adénomyose ou les rétentions urinaires. Chez la femme enceinte, elle contribue au suivi de la grossesse précoce et à l’évaluation de la vitalité embryonnaire. Chez l’homme, elle peut détecter une hypertrophie prostatique, des kystes prostatiques ou des lésions suspectes nécessitant une investigation complémentaire. L’examen est réalisé soit par voie transabdominale (après remplissage vésical), soit par voie transvaginale (plus précise pour les structures génitales internes), selon la question clinique posée.
L’échographie pelvienne est un examen de première intention, accessible, sans irradiation et largement reproductible. Toutefois, ses limites incluent une sensibilité réduite pour les lésions très petites, les adhérences péritonéales fines ou certaines localisations profondes (notamment en cas d’obésité marquée ou de gaz intestinaux abondants). En cas de résultats incertains ou de suspicion forte d’une pathologie complexe, une imagerie complémentaire — telle qu’une IRM pelvienne — peut être indiquée pour affiner le diagnostic.