Que faire en cas de peau grasse, d’acné et de points noirs sur le visage ?
L’excès de sébum, l’apparition d’acné inflammatoire (papules, pustules) et la formation de comédons ouverts (points noirs) sont des manifestations fréquentes d’une séborrhée associée à une kératinisation anormale des follicules pilosébacés. Ce tableau clinique correspond classiquement à l’acné vulgaire légère à modérée. La prise en charge repose sur une hygiène cutanée adaptée, des traitements topiques ciblés et, si nécessaire, une évaluation dermatologique pour exclure des facteurs aggravants (comme un syndrome des ovaires polykystiques chez la femme, une hyperandrogénie, ou une utilisation inappropriée de cosmétiques comédogènes).
En première intention, il est recommandé d’utiliser un nettoyant doux, non savonneux et non comédogène, deux fois par jour, sans friction excessive. Évitez les produits contenant de l’alcool ou des abrasifs physiques qui peuvent irriter la peau et stimuler une production sébacée réflexe. Les agents topiques de référence incluent les rétinoïdes locaux (adapalène, trétinoïne), qui régulent la desquamation folliculaire et préviennent la formation des comédons, ainsi que les peroxydes de benzoyle, dotés d’une action antibactérienne (contre Cutibacterium acnes) et kératolytique. Une association fixe adapalène + peroxyde de benzoyle est souvent efficace et bien tolérée.
Pour les points noirs persistants, les soins en cabinet dermatologique (extraction manuelle aseptisée sous loupe, peelings chimiques superficiels au glycolique ou au salicylique) peuvent être envisagés, mais ne doivent jamais être réalisés de façon autonome ou avec des outils non stériles, au risque de cicatrices ou d’infections secondaires. Enfin, une protection solaire quotidienne avec un écran non comédogène est indispensable, car certains traitements (notamment les rétinoïdes) augmentent la photosensibilité.
Si l’acné persiste malgré un traitement adapté pendant 12 semaines, s’aggrave, ou s’accompagne de signes systémiques (hirsutisme, aménorrhée, alopécie androgénétique), une consultation spécialisée est impérative afin d’évaluer la nécessité d’un traitement systémique (comme les antibiotiques oraux ou l’acitrétine dans les formes résistantes, ou la contraception hormonale ou la spironolactone chez la femme présentant une composante androgénique avérée).