Peut-on utiliser des répulsifs anti-moustiques pendant la grossesse ?
Non, il n’est pas recommandé d’utiliser des répulsifs à base de pyréthrinoïdes (souvent appelés « bougies anti-moustiques » ou « spirales anti-moustiques ») pendant la grossesse, en particulier dans un espace clos et mal ventilé. Ces produits contiennent généralement des substances actives comme la d-allethrine, la prallethrine ou la metofluthrine, dont l’inhalation chronique ou répétée peut poser des risques potentiels pour la santé maternelle et fœtale.
Les données toxicologiques chez l’humain restent limitées, mais des études animales ont mis en évidence des effets neurotoxiques et des perturbations du développement embryonnaire à forte exposition. En pratique clinique, les autorités sanitaires françaises (ANSM) et internationales (OMS, EPA) préconisent une approche de précaution : éviter toute exposition inutile aux insecticides volatils pendant la grossesse, surtout au cours du premier trimestre, période critique de l’organogenèse.
Des alternatives sûres et efficaces existent : moustiquaires imprégnées de perméthrine (recommandées par l’OMS), vêtements longs et clairs, répulsifs cutanés à base de DEET (jusqu’à 30 %) ou d’IR3535 (autoriseés pendant la grossesse sous réserve d’une utilisation conforme aux doses recommandées), ainsi que des dispositifs électriques sans émission de substances chimiques (ex. : lampes UV avec piège à ventilateur). Une bonne hygiène environnementale — élimination des eaux stagnantes, fermeture des fenêtres avec moustiquaires — reste la mesure préventive la plus fondamentale.
En cas de doute ou d’exposition accidentelle importante, consultez sans délai votre médecin traitant ou un centre antipoison (Centre français des réactions toxiques médicamenteuses – CFRTM).