Pourquoi prendre une pilule contraceptive après un avortement ?
Après un avortement, qu’il soit médical ou chirurgical, la reprise de l’ovulation peut survenir très précocement — parfois dès 8 à 10 jours suivant l’interruption de grossesse. Cette réactivation rapi
Après un avortement, qu’il soit médical ou chirurgical, la reprise de l’ovulation peut survenir très précocement — parfois dès 8 à 10 jours suivant l’interruption de grossesse. Cette réactivation rapide du cycle ovarien expose à un risque élevé de nouvelle grossesse non planifiée, notamment si les rapports sexuels reprennent avant la première menstruation post-avortement.
L’administration d’une contraception hormonale combinée (œstrogène + progestatif) ou d’un contraceptif progestatif seul est donc fortement recommandée dès le jour même de l’avortement, sans délai d’attente. Cette stratégie permet non seulement de prévenir une grossesse récidivante dans les semaines suivantes, mais aussi de réguler le saignement utérin post-interventionnel et de limiter les troubles liés à la désynchronisation hormonale brutale.
Des études cliniques ont démontré que le démarrage immédiat de la pilule contraceptive n’augmente ni le risque de complications (comme les saignements prolongés ou les infections), ni le taux d’échec contraceptif. Au contraire, il améliore significativement l’adhésion au dispositif contraceptif à long terme et réduit la fréquence des grossesses non intentionnelles dans les six mois suivants.
Il est essentiel que cette prescription soit accompagnée d’un entretien personnalisé : évaluation des contre-indications (antécédents thromboemboliques, migraines avec aura, hypertension sévère, etc.), choix du mode contraceptif adapté au profil de la patiente, et information claire sur les modalités d’utilisation, les effets secondaires attendus et les signes d’alerte nécessitant une consultation rapide.