Nouvelle méthode pour augmenter la production et les revenus du maïs
Des chercheurs chinois ont mis au point une nouvelle méthode innovante pour augmenter significativement les rendements du maïs tout en renforçant la résilience des cultures face aux aléas climatiques.
Des chercheurs chinois ont mis au point une nouvelle méthode innovante pour augmenter significativement les rendements du maïs tout en renforçant la résilience des cultures face aux aléas climatiques. Cette approche, récemment publiée dans la revue Nature Biotechnology, repose sur une combinaison de sélection génomique assistée et d’optimisation des pratiques agronomiques précises.
Contrairement aux méthodes conventionnelles basées uniquement sur la sélection phénotypique ou l’application massive d’intrants, cette stratégie intègre des marqueurs moléculaires associés à des traits clés : tolérance à la sécheresse, efficacité d’utilisation de l’azote, résistance aux maladies fongiques comme l’anthracnose (Colletotrichum graminicola) et la rouille foliaire (Puccinia sorghi), ainsi que des caractéristiques morphologiques favorisant une meilleure interception lumineuse.
Sur le plan agronomique, les essais à grande échelle menés dans les provinces du Henan, du Shandong et du Jilin ont démontré qu’un ajustement fin des densités de semis — calibré selon les profils génétiques variétaux et les conditions pédo-climatiques locales — permettait d’accroître la productivité moyenne de 12 à 18 % sans augmentation des apports azotés. Une gestion différenciée de l’irrigation, guidée par des capteurs de sol et des modèles prédictifs, a également contribué à réduire la consommation d’eau de près de 20 % tout en préservant la qualité des épis.
Cette méthode ne vise pas seulement l’accroissement quantitatif, mais aussi l’amélioration de la qualité nutritionnelle : certaines lignées sélectionnées présentent une teneur accrue en lysine et en tryptophane, deux acides aminés essentiels souvent limitants dans le maïs traditionnel. Ces avancées ouvrent des perspectives prometteuses pour la sécurité alimentaire, notamment dans les régions où le maïs constitue une source majeure de protéines végétales.
Les autorités sanitaires et agricoles chinoises envisagent désormais d’intégrer ce protocole dans leurs programmes nationaux de développement durable des cultures céréalières, avec un accompagnement technique dédié aux agriculteurs afin d’en assurer la diffusion équitable et la mise en œuvre adaptée aux petites exploitations.