Que faire en cas d’érection peu rigide et non durable ?
L’insuffisance érectile, caractérisée par une érection insuffisamment rigide ou non durable pour permettre une pénétration ou la maintenir jusqu’à l’éjaculation, est une affection fréquente et multifactorielle. Elle peut résulter de causes organiques (vasculaires, neurologiques, hormonales, médicamenteuses), psychologiques (stress, anxiété de performance, dépression) ou d’un mélange des deux. Une évaluation médicale complète est indispensable : elle inclut un interrogatoire détaillé (antécédents médicaux, traitements en cours, mode de vie), un examen clinique (notamment recherche d’hypogonadisme, de signes vasculaires ou neurologiques) et, si nécessaire, des bilans complémentaires (dosage de la testostérone, glycémie à jeun, lipidogramme, échographie Doppler pénienne). Les options thérapeutiques reposent sur la cause identifiée : modifications du mode de vie (arrêt du tabac, activité physique régulière, perte de poids si nécessaire), traitement des comorbidités (hypertension, diabète, dyslipidémie), réajustement des médicaments iatrogènes, psychothérapie cognitive-comportementale dans les formes purement psychogènes, ou prescription d’inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (sildénafil, tadalfil, vardénafil) en première intention lorsqu’il n’y a pas de contre-indication. Dans certains cas réfractaires, d’autres approches peuvent être envisagées, telles que les injections intracaverneuses, les dispositifs de vide ou la chirurgie prothétique. Une prise en charge personnalisée, multidisciplinaire et impliquant le partenaire est essentielle pour un résultat optimal.