Quels sont les dangers de l’embonpoint pour la santé ?
Le surpoids et l’obésité ne sont pas simplement des questions d’apparence ou de poids sur la balance : ils constituent des facteurs de risque majeurs pour de nombreuses pathologies chroniques, reconnu
Le surpoids et l’obésité ne sont pas simplement des questions d’apparence ou de poids sur la balance : ils constituent des facteurs de risque majeurs pour de nombreuses pathologies chroniques, reconnus comme tels par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les principales sociétés savantes. L’excès de masse grasse, en particulier lorsqu’il s’accumule au niveau abdominal, déclenche des déséquilibres métaboliques profonds — inflammation systémique chronique, résistance à l’insuline, dyslipidémie et troubles de la fonction endothéliale — qui altèrent progressivement la santé cardiovasculaire, endocrinienne, hépatique et articulaire.
Ces perturbations augmentent significativement le risque de développer un diabète de type 2, une hypertension artérielle, une maladie coronarienne, un accident vasculaire cérébral et une insuffisance cardiaque. Le foie gras non alcoolique (stéatose hépatique) touche plus de 70 % des personnes obèses, pouvant évoluer vers une stéato-hépatite, une fibrose voire une cirrhose. Sur le plan respiratoire, l’obésité favorise l’apnée du sommeil obstructive et l’hypoventilation alvéolaire, avec des conséquences directes sur la qualité du sommeil, la saturation en oxygène et la pression artérielle pulmonaire.
Sur le plan musculo-squelettal, chaque kilogramme excédentaire exerce une charge mécanique accrue sur les articulations, notamment les genoux et la colonne lombaire, accélérant le développement de l’arthrose. Par ailleurs, des associations robustes ont été établies entre l’obésité et plusieurs cancers — notamment ceux de l’endomètre, du sein (post-ménopause), du côlon, de l’œsophage (adénocarcinome), du rein et du pancréas — via des mécanismes hormonaux (hyperoestrogénie), inflammatoires et insulinorésistants.
Enfin, les répercussions psychologiques ne doivent pas être sous-estimées : dépression, anxiété, troubles de l’estime de soi et stigmatisation sociale sont fréquemment observés, créant un cercle vicieux qui complique la prise en charge thérapeutique. Une approche multidisciplinaire — incluant nutrition, activité physique adaptée, soutien psychologique et, si nécessaire, traitement médical ou chirurgical — reste essentielle pour atténuer ces risques et améliorer durablement la qualité et l’espérance de vie.