Quels sont les symptômes évocateurs d’un cancer du côlon ?
Le cancer du côlon peut longtemps évoluer de façon silencieuse, sans symptôme apparent. C’est pourquoi le dépistage organisé, notamment par recherche de sang occulte dans les selles ou par coloscopie,
Le cancer du côlon peut longtemps évoluer de façon silencieuse, sans symptôme apparent. C’est pourquoi le dépistage organisé, notamment par recherche de sang occulte dans les selles ou par coloscopie, reste essentiel chez les personnes à risque ou âgées de 50 à 74 ans. Toutefois, certains signes cliniques doivent alerter et justifier une consultation rapide : des modifications persistantes du transit intestinal — comme une constipation ou une diarrhée inexpliquée durant plus de trois semaines —, la présence répétée de sang dans les selles (rouge vif ou foncé, voire mélanique), des douleurs abdominales chroniques ou des crampes non soulagées par les traitements habituels, une perte de poids involontaire associée à une fatigue inhabituelle, ou encore un sentiment de vide intestinal non suivi d’une évacuation satisfaisante après la défécation.
Ces manifestations ne sont pas spécifiques au cancer du côlon et peuvent relever d’autres pathologies digestives bénignes, telles que le syndrome de l’intestin irritable ou une diverticulose. Néanmoins, leur persistance, leur apparition tardive chez un patient sans antécédent digestif notable, ou leur association à des signes d’anémie ferriprive (pâleur, essoufflement, palpitations) doivent conduire à une investigation endoscopique complète, incluant une coloscopie avec biopsies. Le diagnostic précoce reste le facteur déterminant pour améliorer significativement le pronostic et la survie à cinq ans.