Combien de temps dure l’effet d’une injection dépigmentante ?
Le « traitement éclaircissant par voie intraveineuse », souvent désigné dans le langage courant sous le nom de « perfusion éclaircissante » ou « blanchiment IV », n’est pas une procédure médicale vali
Le « traitement éclaircissant par voie intraveineuse », souvent désigné dans le langage courant sous le nom de « perfusion éclaircissante » ou « blanchiment IV », n’est pas une procédure médicale validée ni approuvée par les autorités sanitaires françaises ou européennes. Il s’agit d’une pratique non réglementée, principalement diffusée dans certains pays d’Asie, consistant à administrer par perfusion intraveineuse des substances telles que la glutathion, la vitamine C à haute dose, ou des mélanges non standardisés, dans le but supposé d’éclaircir le teint.
Aucune étude clinique rigoureuse publiée dans des revues scientifiques à comité de lecture ne démontre l’efficacité ni la sécurité à long terme de ces perfusions pour l’éclaircissement cutané. En outre, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ainsi que l’European Medicines Agency (EMA) n’ont jamais homologué de protocole thérapeutique fondé sur l’administration intraveineuse de glutathion ou de vitamine C à cette fin.
En l’absence de données probantes, il est impossible de définir une durée d’effet fiable : aucune durée de persistance cliniquement mesurable n’a été établie. Les allégations selon lesquelles un seul traitement produirait un effet durable — qu’il soit de quelques semaines ou de plusieurs mois — relèvent de spéculations non fondées sur des preuves scientifiques.
Cette pratique comporte par ailleurs des risques sérieux : réactions allergiques sévères, troubles rénaux liés à la surcharge en antioxydants, déséquilibres électrolytiques, infections liées aux cathéters veineux, et potentiellement des interactions médicamenteuses imprévisibles. Des cas d’insuffisance rénale aiguë et de bronchospasme ont déjà été rapportés dans la littérature médicale internationale.
Les dermatologues français recommandent vivement de privilégier des approches éprouvées et encadrées pour traiter les hyperpigmentations : photoprotection rigoureuse, traitements topiques (hydroquinone, acide kójique, rétinoides, niacinamide), peelings chimiques supervisés ou lasers pigmentaires calibrés selon le phototype cutané. Tout projet thérapeutique doit faire l’objet d’une évaluation personnalisée par un médecin dermatologue diplômé.