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L’odeur sous les aisselles est-elle toujours synonyme de bromhidrose ?

Jul 06, 2026 34 views
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La présence d’une odeur dans les aisselles ne signifie pas systématiquement une bromhidrose axillaire — couramment appelée « odeur de renard » ou « fox odor » en anglais. Cette confusion est fréquente

La présence d’une odeur dans les aisselles ne signifie pas systématiquement une bromhidrose axillaire — couramment appelée « odeur de renard » ou « fox odor » en anglais. Cette confusion est fréquente, mais elle masque une réalité clinique plus nuancée.

L’odeur axillaire normale résulte de la dégradation bactérienne des sécrétions des glandes apocrines, qui deviennent actives à la puberté. Elle est généralement légère, variable selon l’hygiène, le régime alimentaire, le stress ou l’activité physique, et disparaît facilement avec un lavage régulier et l’usage d’un antitranspirant ou d’un déodorant.

En revanche, la bromhidrose axillaire est une affection pathologique caractérisée par une odeur persistante, forte et souvent désagréable — décrite comme âcre, rance, ou rappelant l’oignon, le fromage ou l’urine — qui résiste aux mesures d’hygiène usuelles. Elle est liée à une surcolonisation bactérienne (notamment de Corynebacterium spp. et de Micrococcus spp.) et/ou à une hyperfonction des glandes apocrines, parfois associée à des facteurs génétiques, métaboliques ou dermatologiques sous-jacents.

Un diagnostic précis repose sur l’interrogatoire clinique approfondi, l’examen physique et, si nécessaire, l’évaluation olfactive standardisée. Il est essentiel d’éliminer d’autres causes d’halitose ou d’odeurs corporelles anormales, telles que certaines maladies hépatiques ou rénales, des troubles du métabolisme des acides aminés (ex. : syndrome de la « sueur de poisson »), ou encore des infections cutanées secondaires.

Le traitement dépend de la sévérité : il peut inclure des antiseptiques topiques, des inhibiteurs de la flore bactérienne, des anticholinergiques locaux, des injections de toxine botulique pour réduire la sécrétion, ou, dans les formes réfractaires, des procédures chirurgicales mini-invasives visant l’ablation ou la destruction sélective des glandes apocrines.

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